Platys Gialos, 1980

Platys Gialos, 1980
Charlotte Mont-Reynaud, Platys Gialos, Mykonos 1978

samedi 18 novembre 2023

Caviardage d'automne

 


L’actualité m’étant toujours insoutenable face à une période personnelle particulière, à vif, je choisis l’amour, l’art, la créativité comme réponse (même si ça hurle et brûle au dedans).
Je publie ce caviardage avec l’aimable autorisation de Mélanie Leblanc car d’habitude, je ne caviarde que des textes libres de droit.
J’espère, un jour prochain, avoir la chance de voir mes caviardages publiés ou exposés.
C’est un rêve que je nourris secrètement, je vais tâcher de le faire pousser à mon rythme pour que ce rêve voit le jour.
Ce caviardage est issu du poème, « novembre », provenant du précieux recueil éphéméride, paru aux éditions Les Venterniers en 2015. Ce recueil sous forme de livre-CD au façonnage sophistiqué, contient 12 poèmes et 12 pistes audio, la voix de Mélanie nous traverse pour dire avec sensibilité les sensations et le récit de soi sur ces 12 mois de l'année (cette délicate édition est en rupture, mais une réédition plus légère est disponible).
J’avais eu la chance de voir Mélanie en 2016 en performance pour cette lecture musicale à Evreux. C’est quelque chose de précieux et de chaud, que je garde comme un trésor, tout près du cœur
C’est toujours une petite grâce de relire la dédicace de Mélanie, qui était « heureuse que des petites oreilles puissent l’entendre », je portais la vie à l’époque de cette dédicace, en juin 2016.
*
ombre
du vent
animal
à l’abri
blottit
au chaud
secret
du
dénuement
*
© Charlotte Mont-Reynaud

mercredi 15 novembre 2023

Collage - nouvelle série en cours

 

rien n’est simple
au début
pour la mémoire
du silence
©Charlotte Mont-Reynaud
{ collage isolé - nouvelle série au format 5.5cm x 8.5cm en cours }
Cette notion de silence et de prise de parole nécessaire. Cette prise de parole qui germe, pointe son nez, pour finir par naître enfin (c’est bizarre de dire « finir par naître »…).
Ecrire, dire, finalement, c’est presque pareil, intimement lié, comme les deux faces d’une pièce, puisqu’écrire est une manière de dire ce que l’on tait ou que l’on ne parvient pas (encore) à dire à voix haute. Dire ce que l’on bâillonne, ce qui longtemps s’est tu dans les couloirs de l’enfance et dans ceux qu’on emprunte une fois devenu « grand ».
Aborder le silence.
La mémoire du silence.
Avant l’écrire.
Avant le dire.
Pour ce qui ne peut plus se taire.
Pour ce qui doit poursuivre son chemin.
Ailleurs.
Autrement.
Les mots de Lou Dimay résonnent fort comme toujours (aujourd’hui, peut-être encore plus) :
« écrire
Qui nous avons été
Ne pas se faire confisquer
Encore
Le récit »

jeudi 2 novembre 2023

NAITRE ENCORE par Camille Lucidi

 

Il est des jours où l’on reçoit des cadeaux, sans même les avoir demandés. C’était lundi. Je me sens reconnaissante. Très. D’avoir découvert la douceur de mots de Camille Lucidi (@lesvoyagesheures sur Instagram) sur mon recueil NAITRE ENCORE.
On se dit que ce cadeau pourrait se garder au creux du cœur, comme un secret.
Malgré le doute qui m’anime chaque jour et qui pousse fort (trop, certains jours comme celui-ci), je suis convaincue que :
- la foi doit venir contrebalancer le doute et l’incertitude inhérent à chacun.e.
- les belles choses se partagent et j’ai à cœur de partager les mots de Camille (je vous invite à aller découvrir ses podcasts – et sa jolie voix - , que j’ai eu la joie de découvrir récemment, grâce à sa mise en lumière lundi 30/10).
- Ce livre, mon livre, vient de loin. De très loin. Je l’ai écrit en 2017 et il m’a fallu près de 5 ans avant d’en parler. Je voudrais le porter plus que je ne le peux actuellement, parce que je devine/pressens un public qui n’a pas encore pu le lire ou l’approcher. Un jour, j’irais vers eux. Un jour, j’en aurais la force.
- le statut d’auteur/autrice est suffisamment difficile pour ne pas ajouter de la difficulté ou de l’auto-sabotage (« ma » grande spécialité, même si je voudrais en parler au passé, le chemin de réparation est long. Il me faudra encore lire et relire les vœux de Mélanie Leblanc pour m’en faire à moi-même et commencer à y croire vraiment). Si les mots des autres me permettent de le faire rayonner davantage mon recueil, pourquoi m’en priverais-je.
Alors, voici les mots de Camille Lucidi :
« Ce que je porte
Ne se dit pas
Cela ne peut
Que s’écrire
Pour se dire
après -
dans l’aéré des collines »
Les livres se parlent parfois à travers. Alors que je préparais la mise en ligne du podcast autour de « Mon Petit » de Nadège Erika, sont venus se glisser entre mes mains « Jours de naissance » de Marie Richeux « Naître encore » de Charlotte Mont-Reynaud et « Berceuses » d’Emilie Turmel.
« J’ai puisé
l’horizon
pour forer
la lumière »
« Naître encore » alors que les premiers battements de vie peinent à trouver leur rythme.
J’ai suivi les mots de Charlotte Mont-Reynaud de la dédicace de l’autrice aux services de néonatologie et de cardio-pédatrie de deux hôpitaux de Marseille à la lettre du Professeur Virginie Fouilloux en tenant serré le fil des mots.
Prière à la vie, don reçu si fragile qui ne tient qu’à un souffle, j’ai été sensible à l’écriture de Charlotte Mont-Reynaud. Le réel et l’écriture se percutent parfois là où les mots peinent à trouver un espace. Heureusement, il y a l’encre et la page.
« J’ai sommé
le Vivant
de rester
avec toi »
Premiers pas lumineux sur les sentiers de l’Ail des Ours Editions L'Ail des ours. Parfum poétique, cette maison d’édition propose de découvrir par abonnement cinq de ces numéros au fil des saisons par voie postale.
J’y ai reconnu comme des petits cailloux les dessins de Valérie Linder _ qui s’occupe de la collection « Graine d’Ours » et dont « les couleurs du jardin » signé par Amandine Marembert m’a rappelée notre rencontre autour d’Idylle (CotCotCot Editions Cotcotcot éditions ).
Quelle maison d’édition poétique aimeriez-vous faire découvrir ?
Crédit photo © Camille Lucidi.

mardi 31 octobre 2023

Ma fille est un fil #12

 

Ma fille est un fil
une page vierge
qui contient tout
©Charlotte Mont-Reynaud

Extrait d’un projet en cours - dont la forme définitive reste encore à définir - mêlant photos, mots & fils (photo poésie, livre pauvre encre, fil & papier)
{𝑀𝑎 𝑓𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛 𝑓𝑖𝑙 #12}

dimanche 29 octobre 2023

NAITRE ENCORE par Laurie Wilbik

 

Crédit photo ©Laurie Wilbik

Crédit photo ©Laurie Wilbik

Je partage les mots de @Laurie Wilbik que je remercie chaleureusement.

"Dans la lumière, on peut lire les ombres. Mots fragiles font force. Peur, gouffre, combat, vivant. 57 poèmes courts, dont chaque mot résonne lourd. Je relis/relie tes mots qui me touchent tant. Et me revient tel un mantra
'souviens-toi
sans relâche
de ton inépuisable
soif'

Merci d'avoir mené jusqu'à moi au sens propre et au sens figuré, cet élan du vivant..."