Platys Gialos, 1980

Platys Gialos, 1980
Charlotte Mont-Reynaud, Platys Gialos, Mykonos 1978

dimanche 24 décembre 2023

𝑵𝒐𝒖𝒗𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒔𝒆́𝒓𝒊𝒆 𝒇𝒐𝒓𝒎𝒂𝒕 𝒄𝒂𝒓𝒕𝒆 / 𝑽𝒆𝒈𝒆𝒕𝒂𝒍 𝒂𝒓𝒕

 


𝑵𝒐𝒖𝒗𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒔𝒆́𝒓𝒊𝒆 𝒇𝒐𝒓𝒎𝒂𝒕 𝒄𝒂𝒓𝒕𝒆 / 𝑽𝒆𝒈𝒆𝒕𝒂𝒍 𝒂𝒓𝒕
Créations poétiques uniques.

Reste à trouver la solution et le prestataire pour les reproduire et les proposer à la vente !
A suivre…
©Charlotte Mont-Reynaud
{ Collages - nouvelle série au format carte 5.5cm x 8.5cm en cours }

samedi 23 décembre 2023

Fragment

 

𝑶𝒏 𝒅𝒆𝒗𝒓𝒂𝒊𝒕
𝒕𝒐𝒖𝒋𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒆̂𝒕𝒓𝒆 𝒏𝒖.𝒆
𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒑𝒂𝒓𝒍𝒆𝒓 𝒗𝒓𝒂𝒊
©Charlotte Mont-Reynaud.

C'est extrait de mon poème 𝑶𝒏 𝒅𝒆𝒗𝒓𝒂𝒊𝒕 𝒕𝒐𝒖𝒋𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒆̂𝒕𝒓𝒆 𝒏𝒖.𝒆 mis en voix hier.
C'est le contraire de l'incipit, peut-être l'explicit (?) mais j'avoue, j'en suis pas sûre ! Bref, c'est la fin de mon poème.
Si vous avez raté l'audio, la publication Instagram du 22.12 est ici. Il est sur FB.

vendredi 22 décembre 2023

On devrait toujours être nu.e

 

Ce texte est d'abord un audio pour l'entendre, c'est sur mon profil Facebook, ou mon profil Instagram.
 
𝑶𝒏 𝒅𝒆𝒗𝒓𝒂𝒊𝒕 𝒕𝒐𝒖𝒋𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒆̂𝒕𝒓𝒆 𝒏𝒖.𝒆

Rendez-vous était pris
après les bols chantants
l’eau et le sel du dedans
ressortis par à-coups, par bourrasques,
pas tout à fait boîte de Pandore, pas encore
les flux s’autorisent un peu
jamais totalement
pourtant la matière à viscères
n’est pas ce qui manque
c’est toujours l’injonction à taire
qui prend le dessus, « pas parler »
parce que si tu parles
qui sait ce qui peut arriver
mais avec elle, avec L.
ça coule, c’est fluide
les mots arpentent la trachée
glissent sur mes dents
se font catapulter
pour sortir de ma bouche
avec elle, la communication est aisée
et même si mes mots trébuchent ou peinent
l’essentiel passe, même si c’est pas parfait
pourquoi c’est pas pareil ailleurs,
pourquoi ailleurs ça coule pas
est-ce qu’il faut sortir de sa maison
pour parler au grand Air,
pour parler à cœur Ouvert
des années que je chemine
et espère la parole du cœur
des années que j’explore et entrevois
par moment, où je voudrais aller
de cœur à cœur, de viscère à viscère
comment je voudrais aimer
et comment toujours je me fourvoie
me prends les pieds dans le tapis
j’y arrive pas, j’y arrive pas
soit je me tais, soit j’aboie
ne pas noyer ma colère
la prendre dans mes bras
comme une sœur
pour la bercer, bercer, bercer
la bercer sans armes
la bercer de larmes
 
le rendez-vous était pris
le rendez-vous était beau
plus de comparaison ni de partie pris
seulement prendre le pari du beau
le pari du vrai, le pari de la rencontre
près du bassin de Cucuron, cigales dans les oreilles
où des vérités se disent en roulant sur la joue
sans pudeur, parce que quand j’aime
je n’en ai – presque – pas
ça gomme les costumes,
les écorces, tous les apparats
j’étais nue ce jour-là
on devrait toujours être nu.e
pour parler vrai
 
@charlotte_montreynaud
PS : L. se reconnaitra. Bisous ma Laura 
(Texte du 01.08.2023, après cette si belle journée du 31.07.2023 passée ensemble, que je n'avais pas osé publié).
 
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jeudi 21 décembre 2023

Don’t leave me now

 

Texte improvisé sur "Don’t leave me now" de Supertramp.

C'est un audio fait à l’arrache en une seule prise (et oui, parfois, je m’autorise, je me lâche la grappe, rien n’est parfait et c’est sans doute mieux comme ça), pour l'entendre, c'est sur mon profil Facebook, ou mon profil Instagram.

Grosse pensée pour Laura Schlichter, parce que tu sais, et même si tu sais pas, t’es toujours un peu là avec moi.

Elle est en voiture. Elle vient de quitter Couteron (elle pense Cucuron, mais ça, c’était un autre moment, encore un texte qu’elle aurait dû écrire et qui ne s’est pas écrit ou qui s’est écrit sans qu’elle ose le partager, parce que c’est toujours compliqué de s’accueillir en entier).
Elle a mis la radio, pas les infos, ça elle peut pas. RFM ou un truc du genre (je sais les gars, y’en a qui connaissent pas. La meuf, c’est une daronne. Elle a un gosse et des ch’veux blancs, qui sont sortis bien avant).
Elle se sent bien, c’est assez rare pour le signaler. Elle a posé, sans faire gaffe, un léger sourire sur son visage. Peut-être que je suis la seule à voir, parce que je suis assez près. La musique démarre. L’introduction prend son temps. Au début, c’est doux. Si doux ce saxo-là. Elle a l’impression d’entendre une flûte mais c’est peut-être autre chose. Elle ne reconnait pas la chanson tout de suite. Les notes du synthé et de l’orgue arrivent et là… Là, c’est parti. Quelque chose se passe. Quelque chose qu’elle n’explique pas (ça vous a déjà fait ça j’en suis sûre). Ça la transperce. Ça la fracture littéralement. C’est venu comme un truc qu’on n’attend pas. Même si cette musique, elle la connait par cœur ou presque. En tout cas, ça faisait des lustres qu’elle l’avait pas entendu. La batterie et la guitare éclatent. Et ça éclate en elle. En écho. En torrent. Un torrent violent comme une colère latente qui aurait couvée trop longtemps sous la peau. Elle ne s’identifie pas à ce qui se dit, aux paroles. Elle, elle ne veut retenir personne. Elle veut plutôt quitter. Quitter. Elle n’a presque plus peur de prononcer ce mot.
Elle est prête à quitter des parts d’elle-même et tout ce qui ne lui convient pas.
Beaucoup de choses se mélangent dans sa tête. Elle revoit la cassette de Breakfast in America de son père, ça la ramène des années en arrière, quand elle vivait chez papa/maman et n’était pas encore indépendante. Tiens, ça lui fait bizarre d’écrire ça, « pas indépendante », parce qu’aujourd’hui elle sent quelque chose qui la ramène à ça. Elle sait qu’il faudra qu’elle soit patiente. Patiente et douce. Qu’il faudra faire de la place. Pour accueillir la suite. Qu’il faudra croire qu’un avenir radieux est devant.
Chaque jour elle met des trucs dans ses oreilles pour se convaincre du bon, du chaud, de la lumière. De tout ce qu’elle n’a pas connu et qu’elle doit aller récupérer à la hache ou en creusant au fond d’elle-même. Elle ne sait pas si elle y arrive. Si elle va réussir. Mais je peux vous dire qu’elle essaie. Oh oui bon Dieu, elle essaie si fort. Elle se dit que tout le monde mérite, que tout le monde a droit au bonheur (même si elle a longtemps été convaincue du contraire, comme si elle était le vilain petit canard ou qu’elle avait tiré le mauvais numéro). Evidemment qu’elle mérite. Evidemment qu’on mérite tous un petit coin tranquille pour pousser, pour espérer se réaliser. Et puis, aujourd’hui, 21.12, les anges sont là. Peut-être que ce « Don’t leave me now », c’est à elle qu’elle se l’était adressée ce jour-là. Pour qu’elle ne se laisse pas tomber. Qu’elle y croit plus fort que tout, cette fois. Parce que sa vie en dépend. Et tout ce qui est à venir. Bon, sinon, au départ, elle devait juste écrire un texte sur la métalepse.

@charlotte_montreynaud

dimanche 17 décembre 2023

𝑀𝑎 𝑓𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛 𝑓𝑖𝑙 #14

 

𝑀𝑎 𝑓𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛 𝑓𝑖𝑙 #14

Ma fille est un fil
l’encre glissant sur la page
de tout ce qu’il reste à défendre
©Charlotte Mont-Reynaud

Extrait d’un projet en cours - dont la forme définitive se cherche encore - mêlant photos, mots & fils (photo poésie, livre pauvre encre, fil & papier)

{Ma fille est un fil 14}