Derrière nos
bouches grillagées
un foyer de
cendres
de repères consumés
de masques
usés
jusqu’à la
haine
de courses éperdues
perdant haleine
où l’écho des
cris
gît encore
Le jour
s’était noyé
dans l’étang
de sa peine
A peine
avait-il
touché
le fond
qu’il
repartait
pour un tour
sur un
radeau
de fortune
Mon texte
t’attendra
Luisant
et chaud
Il perlera
sous tes doigts
Tu le con-
sommeras
Sur place
ou chez toi
Arracheras
l’écrit
sous l'éclat
de tes dents
Jusqu'à ce
que nos langues
s'y
p
e
r
d
e
n
t
Il faut durcir le ton
don
J’entrouvre
la fenêtre
du jour
Des miettes
de rêves
parsèment
les draps
Je déplie
ma
conscience
J’arrondis
les heures
dans la
patience
du souffle
Caresse
l’essentiel
du bout
des doigts
Photo Leon HERSCHTRITT
Le jour se vide
pour remplir
la nuit