Expo temporaire "RELIER" de Mélanie Leblanc (2 mars au 17 mai 2020), plus d'infos par ici
"Les temps sont durs pour les rêveurs" mais shush shush, j'ai le cœur à l'affût et j'ouvre mon carnet de peau. « Soyez vous-même, tous les autres sont déjà pris. » Oscar Wilde
Platys Gialos, 1980
Charlotte Mont-Reynaud, Platys Gialos, Mykonos 1978
lundi 2 mars 2020
lundi 18 novembre 2019
Ecriture déambulatoire
C’est un
soir de semaine
où s’invite
le hasard
Il y a ce
tas de livres abandonnés
qui attire
le regard
on ose à
peine approcher
C’est beau
comme un
instant volé
Je suis debout
à l’entrée
du village
au cœur d’un
lieu qui veille
Il est un
peu plus de
dix-neuf
heures, j’entends
des
conversations aux fenêtres
des couverts
qui s’entrechoquent
Je me sens
pressée
de tout
voir, tout retenir,
tout capter,
pour écrire après
Toujours la
peur de
rater
quelque chose
de passer à côté
Course vaine
dans ce bras
de fer
contre le cours
des choses
En perpétuel
déséquilibre
pour gravir
l’instant
donner de la
mémoire à l’éphémère
A peine le
temps d’écrire
avant que le
jour ne s’effondre
complètement
Qui alors
pour
éclairer mes
nuits
Il y a le
poids des choses
Ce qui marque
Ce qui lie
Le temps
s’émiette
Reste nos
mots
inachevés
Je me
promets de revenir
d’asseoir
mes doutes
mes manques
Prendre le
temps
de m’y
blottir comme
un dernier
refuge
L’automne
presse le pas
ce soir,
tout va trop vite
Appelle
l’emb
r
a
s
e
m
e
n
t
Écritures déambulatoires un soir d'octobre 2019 dans le village de Puyloubier, au pied de la Sainte Victoire, dans le cadre des ateliers d'écriture de la Cie du Cèdre. Les textes ont été affichés au cœur de Puyloubier pendant un mois (mi-octobre/mi-novembre 2019).
samedi 2 novembre 2019
Shush, j'écoute "Une minute" de Pomme
" [Couplet 1 : Pomme]
Viendras-tu te reposer, sur mon épaule
Malgré tout le mal que j'ai fait
Je te propose
Une minute, enlacés
Dans le noir
Ou la lumière allumée
Tu décideras
[Couplet 2 : Pomme]
Voudras-tu me raconter tes heures sombres
Les hommes que tu as touché
La peur de ton ombre
Je pourrais te raconter
Mon Noël sans goût
Et quand le vide m'appelait
Le désir fou
D'une minute, enlacés
Dans le noir
Ou la lumière allumée
Tu décideras
Tu décideras (Tu décideras)
Malgré tout le mal que j'ai fait
Je te propose
Une minute, enlacés
Dans le noir
Ou la lumière allumée
Tu décideras
[Couplet 2 : Pomme]
Voudras-tu me raconter tes heures sombres
Les hommes que tu as touché
La peur de ton ombre
Je pourrais te raconter
Mon Noël sans goût
Et quand le vide m'appelait
Le désir fou
D'une minute, enlacés
Dans le noir
Ou la lumière allumée
Tu décideras
Tu décideras (Tu décideras)
[Intro : Grand-mère de Pomme]
Claire, bonjour, c'est Mamie.
Claire, bonjour, c'est Mamie.
Merci beaucoup pour ton message, je l'ai lu ce matin.
Et puis j'espère que tout se passe bien, sur euh... ce que tu te prépares pour le concert. J'crois que tu vas à Bordeaux d'abord mais je ne sais pas à quelle date.
Et... bon courage, travaille bien, et bonne chance !
Bisous, je t'embrasse, bisous. Mamie. Au revoir !
Et puis j'espère que tout se passe bien, sur euh... ce que tu te prépares pour le concert. J'crois que tu vas à Bordeaux d'abord mais je ne sais pas à quelle date.
Et... bon courage, travaille bien, et bonne chance !
Bisous, je t'embrasse, bisous. Mamie. Au revoir !
samedi 26 octobre 2019
Clément Gustin
" Qu'elle s'attache à l'anodin, au mystique, au frissonnement de la conscience, individuelle comme collective, elle (la poésie) est toujours, si elle veut être, la lente maturation du vécu dans l'alambic du verbe. Après cela, je ne sais plus ce qu'elle est.
Je ne veux pas m'aventurer plus loin, vous le voyez, ni lui arracher des réponses comme on ferait d'une mauvaise dent. Je préfère qu'on la laisse à sa pudeur ; chacun sait qu'elle vient quand elle veut. Et puis je crois, au fond, qu'il est bon qu'on ne sache pas trop ce qu'elle est. Il est heureux que nous n'ayons pas toujours besoin de comprendre, pour aimer."
"Génération poésie debout" publiée par Le temps des cerises (2019).
lundi 21 octobre 2019
Cambouis, Antoine Emaz
"Dans une vocation d'écrivain, et plus encore de poète, il y a une incapacité foncière à s'exprimer complètement, convenablement, normalement. Ecrire naît d'un défaut de langue. C'est lui qui mine et force à bouger pour faire entendre quelque chose (quoi? c'est selon chacun) qui, resté muet, asphyxierait."
jeudi 17 octobre 2019
mercredi 16 octobre 2019
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